
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a annoncé dimanche sur BFMTV qu’une nouvelle loi sur l’immigration serait présentée “début 2025”. Cette annonce intervient moins d’un an après l’adoption de la précédente loi sur le sujet, promulguée le 26 janvier 2024.

Prolongation de la rétention administrative
L’une des principales mesures envisagées serait de faire passer la durée maximale de rétention administrative des étrangers en situation irrégulière jugés dangereux de 90 à 210 jours. “Il y aura besoin d’une nouvelle loi immigration” notamment pour mettre en place cette disposition, a précisé Maud Bregeon.

D’autres pistes à l’étude
La porte-parole a indiqué que le gouvernement ne s’interdisait “pas de réfléchir à d’autres dispositions”, estimant qu’il ne devait y avoir “aucun tabou en matière de protection des Français”. Le texte pourrait également inclure certaines mesures censurées par le Conseil constitutionnel dans la précédente loi.

Un contexte politique tendu
Cette annonce intervient dans un climat politique chargé. La précédente loi avait fait l’objet de débats houleux au Parlement et au sein de la majorité présidentielle. Le gouvernement devra composer avec une majorité relative à l’Assemblée nationale pour faire adopter ce nouveau texte.
Réactions de l’opposition
Maud Bregeon a assuré que le gouvernement ne chercherait pas “le soutien du Rassemblement national”. De son côté, Marine Le Pen a fait de l’absence d’une nouvelle loi sur l’immigration une “ligne rouge”. La gauche, par la voix d’Olivier Faure, a dénoncé un “gage à l’extrême droite”.
Le gouvernement prévoit de discuter “avec l’ensemble des groupes parlementaires” pour préparer ce projet de loi qui s’annonce déjà comme un sujet brûlant pour 2025.






