Un Afghan de 22 ans suspecté de préparer une tuerie de masse en France présenté à un juge antiterroriste

Image d’illustration – Crédit : © Nicolas Duprey/ CD 78 – BY-ND 2.0

Un jeune Afghan de 22 ans, soupçonné d’avoir fomenté un projet d’action violente sur le sol français, a été présenté à un juge d’instruction antiterroriste ce samedi 12 octobre 2024. L’individu, interpellé mardi dernier en Haute-Garonne, est suspecté d’avoir voulu s’en prendre à des personnes dans un stade de football ou un centre commercial.

Image d’illustration – Crédit : © Nicolas Duprey/ CD 78 – BY-ND 2.0

Un projet d’attentat déjoué

Selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), les investigations ont mis en évidence l’existence d’un projet d’action violente visant des personnes dans un stade de football ou un centre commercial. Le suspect, titulaire d’une carte de résident et vivant en France depuis trois ans, aurait montré des signes de radicalisation et d’adhésion à l’idéologie de l’État islamique.

Image d’illustration – Blindé du RAID – COP 21 en 2016 au Bourget – Crédit : Sébastiensecrets – CC BY-SA 4.0

Une opération d’envergure

L’interpellation s’est déroulée le mardi 8 octobre 2024 à 6 heures du matin en Haute-Garonne. Trois personnes au total ont été arrêtées par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avec l’appui du RAID. Le principal suspect a été appréhendé à son domicile à Toulouse, tandis que les deux autres ont été interpellés respectivement sur un lieu de travail à Fronton et dans une rue de Toulouse.

Mise en examen et détention provisoire

Le Parquet national antiterroriste a ouvert une information judiciaire pour “association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personnes”. Le procureur a requis le placement en détention provisoire du jeune homme de 22 ans.

DGSI – Levallois-Perret – 2018 – Crédit : Thomon – CC BY-SA 4.0

Les autres suspects relâchés

Les deux autres individus interpellés, âgés de 20 et 31 ans, ont été libérés après leur garde à vue. Cependant, les investigations se poursuivent à leur égard, selon le ministère public.

Un contexte de menace élevée

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de menace terroriste persistante en France. Selon le procureur antiterroriste Olivier Christen, la “menace jihadiste représente 80% des procédures” diligentées par le Pnat, soit trois fois plus qu’il y a un an. Cette recrudescence s’expliquerait par le contexte géopolitique et la reconfiguration du groupe État islamique, notamment en Afghanistan.

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