
La Seine-et-Marne s’est réveillée les pieds dans l’eau jeudi 10 octobre, suite au passage de la dépression Kirk. Les communes de Coulommiers et Pommeuse ont été particulièrement touchées par des inondations d’une ampleur exceptionnelle, dépassant les records historiques.
Un département en alerte rouge
Dès mercredi après-midi, Météo France et Vigicrues ont placé la Seine-et-Marne en vigilance rouge “crues”. Cette alerte, maintenue jeudi, témoigne de la gravité de la situation, avec un “risque de crue majeure” et une “menace directe” pour la sécurité des personnes et des biens.

Pommeuse : une crue sans précédent
À Pommeuse, le Grand Morin a atteint des niveaux alarmants. Le jeudi matin, la crue atteignait déjà 3,66 mètres, dépassant le record de 2016 (3,42 mètres). Les habitants, habitués aux inondations, font face à leur quatrième sinistre depuis le début de l’année.
“On a essayé de faire un barrage avec du sable donné par la mairie et qu’on a mis dans des sacs poubelle. Tout ce qui peut craindre, on l’a mis en hauteur”, témoigne Yohann, un riverain.

Coulommiers : évacuations et solidarité
À Coulommiers, la situation n’est guère meilleure. Les zones proches de la rivière sont les plus touchées, nécessitant l’intervention des pompiers pour évacuer les habitants sinistrés.
“Toute l’eau qui est à Coulommiers va se déverser ici cet après-midi. C’est là qu’il faudra être vigilant”, prévient Stéphanie, une habitante.

Des conséquences majeures
Les inondations ont entraîné la fermeture d’écoles, l’interruption des transports scolaires et la coupure d’électricité pour 67 000 foyers. Le préfet a recommandé de limiter les déplacements et demandé aux entreprises de faciliter le télétravail.

Une situation qui inquiète
Face à cette crue exceptionnelle, les autorités et les habitants restent vigilants. Le pic de crue était attendu dans la soirée de jeudi ou durant la nuit.
Christophe de Clerck, maire de Pommeuse, résume le sentiment général : “Les gens sont fatigués et à bout. On dit “on ne vit qu’une grosse crue dans sa vie”. Là c’est déjà la deuxième très forte depuis 2016″.
Cette crue historique soulève des questions sur la gestion des risques d’inondation et l’adaptation nécessaire face aux événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents.


























